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Le royaume de Kensuké, Michael Morpurgo

Publié le par Arianne

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Quand le père de Michael se retrouve au chômage, la vie à la maison devient difficile. Mais quand celui-ci propose à la famille d’en profiter pour faire un tour du monde en voilier, la vie prend alors une tournure différente. Tout le monde crie que c’est de la folie mais voilà la petite famille entraînée, préparée, organisée et prête pour le fabuleux voyage. Michael a une chance inouïe de vivre cette aventure. Avec ses parents et Stella Artois, la fidèle chienne, ils vont traverser des pays incroyables, essuyer des tempêtes, s’amuser, découvrir une faune et une flore différentes, et s’inquiéter des soucis de santé de la mère.

Mais un jour, Michael tombe à l’eau en voulant rentrer Stella. Ils se retrouvent tous les deux échoués sur une île. Commence alors pour eux la découverte d’une terre sauvage mais pas totalement inhabitée… Le contact avec l’homme qui les nourrit ne va pas être facile. Même les humains ont parfois besoin d’être apprivoisés, surtout s’ils n’ont pas côtoyés d’autres hommes depuis longtemps ! Michael et le vieil homme vont donc s’apprivoiser progressivement, s’aider et partager la vie sur l’île. Si l’homme semble s’en réjouir et y trouver son compte, Michael n’oublie pas que quelque part, ses parents doivent le chercher et continue à espérer chaque jour qu’ils viennent le trouver.

Une très belle histoire pleine d’aventures, de découvertes et d’états d’âmes subtils et touchants. Le récit est magnifiquement illustré par François Place : très colorés, les dessins collent au texte et expriment parfaitement ce que le lecteur ressent. Dommage qu’il y en ait si peu !

Un très joli voyage à faire à partir de 10 ans.

« Je me retournai, traversai la plage en courant et me précipitai dans l’eau. Je nageai furieusement, jusqu’à ce que je sois complètement épuisé et loin du rivage. Dans ma fureur, je battais des pieds, faisant gicler, bouillonner et mousser l’eau autour de moi.

– La mer est à moi autant qu’à vous, criai-je. Et je nagerai autant que je le voudrai !

Alors, je le vis. Il apparut soudain en bordure de la forêt. Il me cria quelque chose en agitant son bâton. C’est à ce moment-là que je sentis une douleur cuisante dans la nuque, dans le dos et dans mes bras aussi. Une grande méduse blanche flottait juste à côté de moi et me touchait avec ses tentacules. J’essayai de m’éloigner, mais elle me suivait, elle me pourchassait. Elle me toucha de nouveau, au pied cette fois. La douleur fut immédiate et atroce. Elle envahit tout mon corps, comme une décharge électrique continue. Je sentis mes muscles se raidir. Je voulus battre des pieds pour me rapprocher du rivage, mais ce fut impossible. Mes jambes semblaient paralysées, mes bras aussi. Je coulais ; et ne pouvais rien faire pour m’en empêcher. Je vis que la méduse s’apprêtait à me tuer. Je hurlai, et l’eau entra dans ma bouche. J’étais en état de choc. J’allais mourir, j’allais couler, mais peu m’importait. Je voulais simplement que la douleur s’arrête. Et la mort, je le savais, l’arrêterait. »

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