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Hier tu comprendras, Rebecca Stead

Publié le par Arianne

Hier tu comprendras, Rebecca Stead

Le titre est étrange et résume parfaitement à lui seul ce roman étonnant.

Le passé et le futur dans une même phrase, c’est perturbant… Miranda est celle capable de résoudre cette énigme mais elle se trouve dans la même situation que nous : elle n’y comprend rien ! Pour le moment, elle se contente du présent et c’est déjà bien préoccupant ! On y trouve :

  • Sal, son meilleur ami depuis toujours mais qui, de manière aussi soudaine qu’incompréhensible, a cessé de lui adresser la parole ;
  • Suzanne et Colin, ses copains de classe et compagnons de « Chez Jimmy » où ils s’occupent de couper les sandwichs en V et recompter les boîtes de petits pains ;
  • l’homme qui rit, à la fois familier et un peu effrayant, qui dort sous la boîte à lettres et baragouine la plupart du temps des choses incompréhensibles ;
  • sa mère, bien sûr, assistante juridique, qu’elle entraîne pour le jeu « La pyramide des 20 000 dollars » (pourvu qu’elle gagne !!) ;
  • le copain de sa mère, Richard, avocat, et qui « ressemble au genre de types que j’imagine sur un voilier : grand, blond, et jamais un cheveu de travers. »
Hier tu comprendras, Rebecca Stead

Et puis au milieu de tout ça, un jour, une clé disparaît et des messages apparaissent. Des messages énigmatiques et incompréhensibles. Ils sont adressés à Miranda ; elle doit comprendre, elle doit se souvenir, elle doit aider à sauver son ami.

Hier tu comprendras, Rebecca Stead

On se laisse entraîner dans ce roman avec beaucoup de plaisir. On ne saisit pas immédiatement de quoi il retourne (si ?) mais c’est ce qui en fait précisément l’intérêt. L’intrigue est bien menée, les personnages attachants, les rebondissements bien trouvés. Un agréable moment de lecture.

À partir de 11-12 ans.

Nathan, 2011.

Si tu voulais juste savoir ce qui s’est passé ce jour-là, l’hiver dernier, ce serait simple. Pas marrant, mais simple. Mais ce n’est pas ce que dit ton message. Il dit d’écrire l’histoire de ce qui s’est passé et tout ce qui y a conduit. Et ça, comme dirait Belle, c’est une autre paire de manches.
Parce que même si tu étais encore là, même si je décidais d’écrire cette lettre, je ne saurais pas quand commencer. Le jour où l’homme qui rit est apparu au coin de la rue ? Celui où maman et Louisa se sont rencontrées dans l’ascenseur ? Celui où j’ai trouvé ton premier message ?
Je n’ai pas de réponse. Mais si quelqu’un me faisait une prise de catch pour me forcer à dire le jour où toute cette histoire a commencé, je dirais que c’est celui où Sal a reçu des coups de poing.

Maman dit que chacun d’entre nous porte un voile qui le sépare du reste du monde – comme une mariée le jour de son mariage, sauf qu’il ne se voit pas. On se promène tranquillement avec le visage couvert de ce voile invisible qui rend les choses un peu floues, et ça nous arrange.
Mais quelquefois, notre voile se soulève l’espace de quelques minutes, comme s’il y avait un coup de vent. Et dans ces moments-là, on découvre le monde tel qu’il est, juste quelques secondes, le temps que le voile retombe. On voit toute la beauté et la cruauté, et la tristesse, et l’amour. Mais en général, on préfère ne pas les voir. Seules quelques personnes apprennent à soulever leur voile toutes seules, et n’ont plus à compter sur le vent.

DE FIL EN AIGUILLE

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