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Dusk, Richard Marazano et Christian de Metter

Publié le par Arianne

 

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« L’homme est une corde tendue au-dessus de l’abîme », Nietzsche

Solomon, Anna et Joe – trois agents fédéraux – se retrouvent dans la petite ville de Salem pour enquêter sur des disparitions mystérieuses. Plusieurs personnes sont mortes et dans ce patelin peu accueillant où chacun espionne son voisin, personne ne semble être au courant de rien, pas même le shérif qui n’est lui non plus pas très coopératif. Au cœur de tout ça, Tom, l’idiot du village, qui a peut-être plus à raconter qu’il n’y paraît.

L’intrigue (alambiquée et pas toujours très claire) semble être secondaire dans cette histoire qui s’attache aux relations entre les personnages et à la personnalité de chacun. On retrouve le trio habituel des séries policières : Solomon le vieux, le sage, celui à qui on ne la fait pas, qui a tout vu et qui saisit les choses d’instinct. Joe, le petit jeune nerveux et désagréable, mi-misogyne, mi-amoureux, antipathique et attachant à la fois, et Anna, la médiatrice, tampon des humeurs masculines. Mais ces caricatures cachent des subtilités, des contradictions et tout un jeu de sentiments esquissés par le dessin magistral de Christian de Metter. Chaque case est un tableau où s’expriment la noirceur et la complexité de l’âme humaine et par son trait s’exhalent les parfums sombres et glauque de cette ville où il ne fait pas bon vivre.

dusk

 

« Tu sais, Joe, je crois bien que chez nous, c’est la nature du criminel qui définit le châtiment que nous lui infligeons, non pas les crimes dont il s’est rendu coupable… C’est ainsi…

Ces gens de Salem sont des gens ordinaires… des bourreaux occasionnels, pas des tortionnaires.

Nous sommes tous des bourreaux occasionnels, pour peu que les conditions nécessaires soient réunies, nous pouvons sombrer dans l’abîme. »

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