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Zoé et Chloé : cherche garçon sachant danser, Sue Limb

Publié le par Arianne

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Elles sont deux meilleures amies. Il y a Chloé : « Elle est hyper jolie avec ses tonnes de tâches de rousseur, ses yeux verts spectaculaires et sa tignasse rousse. Hanches fines, jambes élancées, taille de guêpe, peau de lait, etc. Heureusement, elle s’habille atrocement mal. » Une mère bab et un chien, un refuge et le meilleur alibi de Zoé quand elle en a besoin.

Et Zoé, donc : « Par miracle, je n’ai pas besoin d’appareil, moi. J’ai hérité des grandes dents blanches de mon père. Mais quand je rigole trop, je fais un peu penser à un lever de soleil au-dessus d’une ville blanchie à la chaux du sud de l’Italie. »

C’est elle qui nous raconte cette histoire et tenez-vous bien : c’est à mourir de rire !

Bientôt le Bal Sismique et un grave problème à l’horizon : Zoé et Chloé n’ont pas encore trouvé de partenaires !

Quand le père de Zoé leur conseille de passer une petite annonce, il ne se doute pas qu’elles vont le prendre au mot… et se retrouver dans un imbroglio de situations toutes plus dramatiques les unes que les autres – pour elles – et absolument drôlesques et jouissives… pour le lecteur !

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Zoé en pince vraiment pour le bel Oliver, mais s’imaginer aller au bal avec lui relève du pur fantasme. Y’a qu’à voir ! Lui, c’est « un visage pâle. Et beau. Et ténébreux. […] Nos regards se croisent. Mon cœur se cabre comme une baleine à bosse schizophrène, me met un méchant coup de boule dans les amygdales et replonge avec un bruit fracassant vers le fond de l’océan, qui se trouve quelque part dans la région de mon bassin.

Oliver Wyatt me regarde avec une indifférence totale, parce qu’il ne sait absolument pas qui je suis, naturellement. »

De toute façon, il faut d’abord qu’elle s’occupe de « Norbert », ce maudit bouton qui scintille comme un sapin de Noël au bout de son nez, et des jumeaux de ses voisins : « Les jumeaux Norman sont terrifiants. Ils n’ont pas encore l’âge d’entrer en maternelle, mais ils savent déjà ce qu’ils veulent faire quand ils seront grands : tueurs en série. »

Mais pas le temps de s’apitoyer sur son sort ! Il faut maintenant venir en aide à Tam, la belle Tasmin, qui l’appelle à la rescousse. Zoé a une admiration et un dévouement sans bornes pour sa sœur : « Dire qu’elle a un beau visage, c’est un euphémisme. Elle est un peu pâle et elle a l’air anxieuse, mais ça ne fait qu’ajouter à son charme. Tasmin a un visage d’héroïne de mélodrame. Elle est faite pour la tragédie. Quand je suis triste, ma tête fait penser à un sandwich au fromage complètement rassis. Elle, elle est grandiose. C’est une vraie star. Et ces pommettes ! Ca pourrait être la fille de Madonna. »

Sans parler de Chloé qui semble sous le charme du pire lourdaud du lycée, Brutus, « un grand baraqué qui fait du rugby et qui a des cheveux longs et gras, un regard gris-vert étrangement magnétique et une réputation de pervers total. »

ado

Les grands drames de l’adolescence racontés avec un humour et une verve décapantes. Les deux scènes de « recrutement », en particulier sont dignes d’anthologie !

Vous l’avez compris : un bon livre de filles, ça casse pas des briques, ça mérite pas le Goncourt junior mais ça fait franchement passer un bon moment (et pourquoi pas donner envie de lire aux plus réticents ?)

A partir de 12 ans.

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Sue Limb

« Tout d’un coup, on entend un rire de bébé. Les gens se retournent. Oh non ! C’est mon téléphone ! J’ai un rire de bébé comme sonnerie. Par moments, je le regrette. Je plonge dans mon sac et je l’attrape. Un numéro que je ne reconnais pas s’affiche sur l’écran.

– Allô ?

On me regarde de tous les côtés.

– Bonjour, fait une voix de mec – une voix grave et sexy. Puis-je parler à Jane Elliott, s’il vous plaît ?

– Désolée. Faux numéro.

Ouf. Je n’avais pas envie de bavarder au téléphone ici.

– Euh… attendez, dit la voix. C’est Hawaï ?

Pendant une fraction de seconde, mes barrettes de mémoire essaient de me prévenir que je suis censée savoir de quoi parle ce mec. Mais je suis tellement gênée par tous les inconnus qui m’observent et qui m’écoutent que je n’arrive pas à me concentrer.

Je secoue la tête avec dédain comme si j’avais un attardé au bout du fil.

– Non… C’est l’Angleterre, ici ! Je pense que vous avez fait un faux numéro.

– Excusez-moi. J’espérais parler à Hawaï Stevens ou à Jane Elliott à propos d’une petite annonce au sujet d’un… d’un projet pour ce week-end. Je m’appelle Matthew Kesterton.

– Ah, pardon ! Bien sûr !

Mon cœur manque me ressortir par la bouche et s’empaler sur une des patères qui sont près de la porte. Bon sang, mon pseudo est tellement discret que je l’avais complètement oublié ! J’avais même oublié que Chloé était censée s’appeler Hawaï ! Cette affaire d’hôpital avec Brutus et tout ça m’a tellement saccagé que notre petite annonce m’était complètement sortie de la tête. Sentant que je rougis à mort, je me lève. »

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