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Méto, T1 La Maison, Yves Grevet

Publié le par Arianne

 

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Méto vit dans la Maison avec ses camarades. Leur vie est réglementée de manière autoritaire et rigoureuse et tout acte dépassant le strict cadre des règles est puni par les César qui régentent le lieu. Pour avoir provoqué une bagarre, on risque une journée dans la chambre froide où l’on peut perdre un orteil si l’on n’y prend pas garde, ou pire…

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Quand le petit nouveau débarque dans la Maison, Méto est chargé de faire son apprentissage et de lui inculquer les règles : ne pas poser de questions indiscrètes, compter ses bouchées à la cantine, accrocher son ruban et ne surtout pas le déchirer, bien veiller à se border comme il faut la nuit dans le dortoir et ne surtout pas faire « craquer » son lit. Car qui a le malheur de « craquer » voit sa vie basculer. Une nuit, Méto décide d’en savoir un peu plus sur ce qui se trame vraiment dans la Maison, car c’est bien beau de suivre à la lettre le règlement mais que se passe-t-il après la Maison ? Que deviennent ceux qui ont craqué ? Comment se fait-il que chaque nuit tout le monde s’endorme sans chahut, sans désordre et qu’au matin, les affaires sales soient devenues propres et rangées ?

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Méto ne tarde pas à découvrir les coulisses de cette organisation bien huilée et organise la rébellion. Mais l’affaire n’est pas simple ! Arriveront-ils à déjouer les surveillances et les mensonges et à s’autonomiser pour conquérir une nouvelle liberté ?

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Dans un style très classique, Yves Grevet parvient à installer un suspens et de l’action qui nous tiennent en haleine jusqu’au bout, même si l’accumulation des prénoms romains est parfois indigeste et complique la compréhension. Le premier tome de cette trilogie interroge une société policée qui fonctionne sur l’obéissance par crainte de la répression. Mais dans ce monde où aucune place n’est laissée à la liberté, à la réflexion, à l’imagination ou à l’épanouissement personnel, où les femmes sont absentes et les souvenirs du passé effacés, surgit le besoin de savoir, de comprendre et de sortir de l’aliénation.

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Yves Grevet

À partir de 12 ans.

« Un souvenir me revient à propos de tous ces mystères autour de notre avenir. Il y a plusieurs mois, après le sport du matin, une rumeur avait circulé. Il y avait quelque chose dans les toilettes. Une inscription à la craie derrière une porte. J’ai réussi à la lire juste avant qu’on ne l’efface :

Je veux savoir d’où je viens et ce qu’on devient après. S’il vous plaît.

Ce n’était pas signé. Mais on voyait tout autour comme une constellation de petites croix au tracé mal assuré. J’en ai compté une trentaine. La craie était posée par terre. J’ai ajouté ma croix et les deux copains qui m’accompagnaient ce jour-là, Marcus et Octavius, ont fait de même. Durant la journée qui a suivi, les enfants ont échangé des signes qui disaient : “J’ai vu.” “T’as vu ?” “J’ai signé.” “T’as signé ?”

Longtemps après cet événement, ces toilettes-là étaient toujours les plus utilisés. C’était comme si on venait aux nouvelles, pour connaître la suite d’une histoire ou alors pour signifier qu’on se sentait appartenir à un clan dont le local serait si exigu que ses membres ne pourraient le fréquenter qu’à tour de rôle. Pourtant, aucune autre inscription n’a vu le jour depuis. »

 

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