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Le chant du pluvier, Laprun, Béhé, Surcouf

Publié le par Arianne

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Guilhèm vient de perdre sa mère. Il doit se rendre à l’enterrement en pleine tempête de neige, ce qui n’est pas une mince affaire quand on vient comme lui du Groenland et qu’on se rend au pays basque. 

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Chez lui, son père et sa sœur ont retardé autant qu’ils ont pu les obsèques mais le temps passe et la tempête bloque les routes... Ce « retour au pays » est cruel et violent : Marilis, la sœur, est toujours hostile envers lui, il n’a plus sa place dans sa chambre d’enfant et Bernat, le père, n’a jamais su exprimer ses sentiments comme il faut. Il part le cœur lourd mais propose à son père de venir le rejoindre chez lui, au Groenland, pour lui changer les idées et peut-être rattraper un peu le temps perdu et partager des choses qu’ils n’ont jamais eu l’occasion de faire ensemble.

C’est un drôle de voyage pour Bernat qui découvre non seulement ces contrées magiques peuplées de gens attachants mais aussi ce fils peu connu, son métier, ses amis, ses relations et son environnement.

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Entre flash-back du passé en filigrane pastel et aventures du présent dans des tons très vifs (des bleus et des bruns), les blessures familiales sont comme des icebergs qui fondent en surface mais sont immenses et solides sous la mer. La perte de la mère interroge la place de chacun dans la fratrie et bouleverse les rôles que chacun s’est donné. Marilis profite de l’absence de son père pour devenir une femme et trouver un sens à sa vie, Bernat trouve en Arctique des réponses à des questions qu’il ne se posait pas et Guilhèm apprend à connaître son père sous un jour nouveau, avec l’aide d’Amalissa, tendre et généreuse qui voudrait elle aussi fonder une famille.

Le dessin est simple mais aussi très expressif. Les caractères des personnages sont bien trempés, ils sont énervants autant qu’attachants. L’ambiguïté et la complexité des relations familiales sont finement transmises dans ce qu’elles ont d’embarrassant, avec pudeur et sensibilité. Il y a de l’humour de marins et des bons sentiments, de la colère de basque et de la générosité nordique, de la peine et de la solitude et les cœurs qui se réchauffent sous le soleil des terres boréales.

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On tourne la dernière page et on n’a qu’une envie : partir là-bas, aller écouter les icebergs, vivre au rythme des inuits et de la nuit polaire, et surprendre le chant du pluvier.

On a de la chance, les auteurs l’ont senti et nous font prolonger le voyage (ou le commencer, c’est selon…) sur leur site. C’est par ici que ça se passe…

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La librivore 14/07/2010 22:08


Il ya beaucoup de BD qui m'intéressent. Je reviendrai faire un tour, car c'est un genre que je découvre et qui me plaît beaucoup.


Arianne 15/07/2010 10:07



Merci pour tes commentaires Librivore. Je viens d'aller faire un tour sur ton blog : c'est riche !


A bientôt et bonnes lectures.



Apolline 16/06/2010 11:57


J'aime pas trop les dessins ... Et l'histoire ne me dit rien non plus... Désolée ;) En même temps c'est cool parce que je m'en sors plus des trucs à lire !!! lol