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La glace au chocolat, Kéthévane Davrichewy

Publié le par Arianne

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« J’ai peur du vide. Et pourtant, c’est moi qui suis là, perchée au-dessus de l’aéroport, en transit dans une salle d’embarquement, entre mon ancienne et ma nouvelle vie. Je ne regarde pas en bas, je ne vois plus les visages familiers que je viens de quitter. Peut-être que je suis seule, pour la première fois.

J’ai mis un pied dans mon avenir.

J’ai le vertige. »

 

Pour Thalie, « fille châtain avec ce grand nez, ces petits yeux, ces jambes de serin et ces hanches volumineuses », c’est l’année du bac, l’année « déterminante ». Il reste à peine deux mois avant l’épreuve fatale qui rend tout le monde nerveux, deux mois de bouleversements.

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Déjà, Louise, sa meilleure amie, lui apprend qu’elle déménage à Avignon. Comme si cette mauvaise nouvelle ne suffisait pas, Louise semble n’avoir plus d’yeux que pour sa nouvelle copine, Chloé, « une grande fille belle et sophistiquée », pour qui Thalie ne nourrit évidemment pas les meilleurs sentiments : « Elle m’a dévisagée et je me suis sentie terne et insignifiante ».

Et voilà qu’elle rencontre Maxence, un « vieux » de vingt-cinq ans qui travaille dans le cinéma. Elle n’en a rien à faire de ce Maxence qui a son terrible secret, ses supers amis et sa vie aventureuse. Non, vraiment rien à faire…

Alors par pitié, qu’il appelle, et qu’on en finisse !

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Un roman sur les ados pour les ados, avec son lot de problèmes existentiels, d’amour et d’amitié, de famille et de lycée. Rien de novateur mais ça fonctionne divinement bien et on est séduit par le ton, le rythme, l’émotion. Aucune contre-indication.

L’école des Loisirs, Médium, 1998, 139 p.

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Kéthévane Davrichewy

 

« – Est-ce que vous croyez que je manque de courage ?

– Que tu manques de courage ? a répété Maman.

– Oui, je ne sais pas, face à la vie. Est-ce qu’on n’a pas été trop protégés ? Pas de divorce, pas de déménagement, pas de changement d’école, pas de deuil, finalement on est asphyxiés par le bonheur ! »

 


« J’ai tourné une page : "Vit-on le temps en nous ou hors de nous ?" Pour moi pas de doute, il me rongeait à l’intérieur, je ne voulais pas avoir dix-sept ans, je ne voulais pas que Louise s’en aille, je ne voulais pas que Maxence m’appelle. Je ne voulais pas changer. »

De fil en aiguille

 paulus  Terminale  vie de lily

Du même auteur en littérature "adulte"

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