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Coupures irlandaises, Kris et Vincent Bailly

Publié le par Arianne

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« Aux enfants de Belfast, à ceux de Gaza et de Jérusalem, de Soweto et de Bogota, d’ici et d’ailleurs. Qu’une fois devenus adultes, ils oublient la bêtise, la peur et la haine et se souviennent du reste. »

Christophe et Nicolas quittent leur Bretagne natale pour aller passer l’été à Belfast, dans le cadre d’un séjour linguistique. C’est l’aventure, l’excitation, le voyage, le dépaysement et le fantasme des belles petites irlandaises ! Mais le comité d’accueil – barbelés et soldats armés jusqu’au coup – leur fait l’effet d’une douche froide, comme celle qui leur tombe sur le dos depuis qu’ils ont passé la frontière. Heureusement, la famille Devlin qui les accueille les rassure immédiatement : les parents sont extra et leurs deux garçons avec lesquels ils sympathisent aussi. Tout semble être parfait, jusqu’à ce que Mr Nicholl vienne chercher Chris. Les garçons n’avaient pas prévu d’être séparés, d’autant que Chris rejoint les beaux quartiers et intègre une famille protestante. Commence alors un été plein de surprises et de découvertes entre beaux quartiers protestants et ghetto catholique, entre rencontres, jeux, insouciance et surgissement de la violence et des combats. Dans ce pays, les jeux d’enfants peuvent tourner au drame et les blessures mettre du temps à cicatriser.

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« Cette expérience, j’ai longtemps essayé de la comprendre, de l’appréhender sous tous ses aspects, du plus simple au plus complexe. Pour être moi aussi en mesure, si un tel moment devait se présenter, de combattre par tous les moyens la part sombre des hommes menant à de telles situations. Et puis, j’ai renoncé. Ce conflit, il m’a semblé que seuls les Irlandais pouvaient le comprendre, le résoudre et s’en débarasser un jour, le jetant dans le caniveau où j’avais laissé glisser ma carapace infantile. J’ai enfoui tout ça, au plus profond. Mais pas là où il fait froid et où l’on congèle pour l’éternité les pensées inutiles ou dérangeantes. Au contraire, là où ça continue de bouillir, lave incandescente qu’un cerveau peut recracher un jour, comme un volcan faussement endormi, désireux de rappeler que la terre qui nous nourrit et nous voit grandir, c’est d’abord lui qui l’a faite. » Kris

 

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