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Après le tremblement de terre, Haruki Murakami

Publié le par Arianne

http://www.images-chapitre.com/ima2/original/519/1059519_3031996.jpg

 

Un ovni a atterri à Kushiro, Paysage avec fer, Tous les enfants de Dieu savent danser, Thaïlande, Crapaudin sauve Tokyo, Galette au miel : six courtes nouvelles qui nous plongent dans un Japon traumatisé par le terrible tremblement de terre de Kobe de 1995. Six histoires d’individus solitaires, perdus dans la foule de leurs semblables, cherchant un sens à leur vie, à l’amour manquant, à l’absent, à l’absurde.

Une femme qui quitte son mari après des jours de prostration devant les images terribles du carnage du séisme et le chemin de celui-ci pour combler le vide de son départ ; un professionnel du feu de camp de bord de mer phobique du Frigidaire et deux adolescents en mal de parentalité ; le fils du Seigneur qui renie sa foi après avoir prêché la bonne parole avec sa mère et part à la poursuite de l'homme auquel il manque un lobe, père sans doute plus convenable qu'un Dieu qui ne s'est jamais montré ; une spécialiste de la thyroïde qui porte en elle une pierre blanche et dure ; un crapaud qui vient demander de l'aide pour sauver Tokyo d'un mortel tremblement de terre et un trio d'adolescents qui traversent la vie entre amours, amitiés et fidélité, une petite fille qui a peur de "Monsieur tremblement de terre" et un ours qui vend des galettes au miel.

Des récits inégaux, certains touchants, d’autres burlesques ou énigmatiques. La langue est belle et l’âme saisie, souvent juste, dans la complexité des contradictions et des ambiguïtés humaines. 

« Pendant que la flasque passait de main en main, les flammes s’élevaient de plus en plus haut, s’affirmaient de plus en plus, mais sans aucune hâte. Elles prenaient tout leur temps. C’était ce qu’il y avait de parfait dans les feux de camp préparés par Miyake. Les flammes s’étendaient toujours avec souplesse, avec douceur. Elles n’étaient ni violentes, ni pressées, elles ressemblaient à des caresses expertes. Elles n’étaient là que pour réchauffer le cœur des hommes.

Junko gardait toujours le silence devant un feu de camp. Elle ne faisait pas un geste, changeait à peine parfois de position. Les flammes avaient l’air d’accepter, d’avaler en silence, de comprendre et aussi de pardonner tout ce qui se trouvait autour d’elles. Ce devait être ça, une vraie famille, se disait Junko. » Paysage avec fer

En lire un tout petit peu plus...

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Apolline 18/05/2010 17:57


J'aime pas du tout la couverture ... ça me fait froid dans le dos ... lol
Sinon c'est bien le "et lire un petit peu plus" !! tu sais que t'es intelligente ? ;))))